Président de l’Union africaine: les pourparlers sur le Barrage de la Renaissance reprennent prochainement

Félix Tshisekedi s’exprimait lors de la séance inaugurale du débat général de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Le président de la République démocratique du Congo (RDC), dont le pays occupe la présidence de l’Union africaine (UA), Félix Tshisekedi, a annoncé mardi, que les négociations sur le Barrage de la Renaissance allaient reprendre prochainement.

C’est ce qui ressort d’une allocution prononcée lors de la séance inaugurale du débat général de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York par le président congolais, en présence de plus de 110 chefs d’État et dirigeants.

L’Egypte et le Soudan d’un côté et l’Ethiopie de l’autre, s’accusent mutuellement d’être responsables de l’échec des négociations parrainées par l’UA, depuis plusieurs mois, dans le cadre des pourparlers lancés, depuis dix ans.

Le 6 avril, un cycle de négociations avait pris fin à Kinshasa, la capitale de la RDC, sans observer une quelconque évolution, selon deux communiqués de Khartoum et du Caire.

Tshisekedi a également fait savoir ce qui suit: « Je cherche, depuis que j’assure la présidence de l’UA, à faciliter le règlement du différend entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie sur le Barrage de la Renaissance ».

Et le Président congolais d’ajouter: « J’ai pris un nombre d’initiatives, dont l’organisation des pourparlers de Kinshasa en avril dernier et des consultations directes avec les chefs des trois pays, lors de ma tournée diplomatique en juin dernier ».

« Cette approche a permis d’identifier certains points nécessitant plus de coordination entre les parties afin de conclure un accord équitable et qui prend en compte les intérêts de chacune d’entre elles », a-t-il souligné.

Le président congolais a encore noté que le renforcement d’un climat de confiance mutuelle était nécessaire et que les pourparlers allaient reprendre dans un avenir proche, sans préciser de date à cet effet.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté, mercredi dernier, à l’unanimité (15 pays), un communiqué présidentiel, appelant le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie à reprendre les négociations sous les auspices de l’Union africaine (UA).

Addis-Abeba dit, dans ce cadre, qu’elle vise à produire de l’électricité à partir dudit Barrage à des fins de développement.

Il convient de rappeler que Le Caire et Khartoum appellent à la conclusion d’un accord tripartite juridiquement contraignant pour préserver leurs installations hydrauliques.

Tarek Fathi Mohamed  *Traduit de l’arabe par Malèk Jomni