Libye: le Parlement accorde sa confiance au gouvernement de Fathi Bachagha

Un vote susceptible de provoquer une nouvelle crise politique, l’actuel chef du gouvernement d’union nationale, Abdulhamid Dbeibeh refuse de céder les rênes du pays, affirmant qu’il ne remettrait le pouvoir qu’à « un gouvernement élu »

La Chambre des représentants à Tobrouk, dans l’est de la Libye, a accordé, mardi, sa confiance au gouvernement de Fathi Bachagha, un vote susceptible de provoquer une nouvelle crise politique dans le pays.

La Chambre des représentants a approuvé le nouveau cabinet de Bachagha par 92 voix sur les 101 députés présents, a fait savoir l’assesseur du Parlement, Ibrahim Zaghid.

La nouvelle équipe gouvernementale est composée de 29 ministres, 3 vice-Premiers ministres et 6 ministres d’Etat.

Les trois vice-Premiers ministres sont : Ali al-Qatrani (membre du Conseil présidentiel de l’ancien gouvernement d’entente nationale), Salem Maatouk Zedma, et Khaled al-Osta (représentant de Tajoura à la Chambre des représentants).

Selon la composition de la nouvelle équipe de Bachagha, Hafez Kaddour occupera le poste de ministre des Affaires étrangères (de l’ouest libyen), Hamid Houma celui de ministre de la Défense (vice-président de la Chambre des représentants représentant – du sud libyen) et Issam Mohamed Bouzriba hérite du portefeuille de l’Intérieur (de l’ouest libyen), rapporte le correspondant de l’Agence Anadolu.

Le Parlement a voté la confiance au gouvernement de Fathi Bachagha, alors que l’actuel chef du gouvernement d’union nationale, Abdulhamid Dbeibeh, refuse de céder les rênes du pays insistant sur le fait que le Forum de dialogue politique libyen avait fixé la durée du mandat de l’autorité exécutive intérimaire à 18 mois, soit jusqu’en juin 2022, et affirmant qu’il ne remettrait le pouvoir qu’à « un gouvernement élu ».

Les élections prévues initialement le 24 décembre 2021 en Libye, ont été reportées. L’impossibilité d’organiser le double scrutin législatif et présidentiel dans ce pays en proie à un conflit armé, s’explique par les différends qui minent les institutions officielles libyennes, en ce qui concerne notamment les législations électorales et le rôle de la justice dans les contentieux électoraux.

Jusqu’à présent, aucune nouvelle date n’a été convenue pour la tenue d’élections législatives et présidentielle, au travers desquelles les Libyens espèrent mettre fin au conflit armé qui ravage leur pays riche en pétrole depuis des années.

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail