Ghana / Présidentielle : troisième duel entre Nana ado Akufo Addo et son prédécesseur John Mahama

Une présidentielle plutôt ouverte sur fond d’un « pacte de paix » pour le respect du verdict.

Les Ghanéens sont appelés aux urnes, le lundi 7 décembre pour le premier tour de la présidentielle, auquel participent 13 candidats et des législatives pour élire 275 députés.

Le Président sortant Nana Ado Akoufo, candidat du « New Patriotic Party » (NPP), Nouveau Parti patriotique en français, devenu depuis 1992 l’un des deux principaux partis du pays, brigue un deuxième et dernier mandat de 4 ans.

En face de lui, l’ancien président John Mahama, candidat du « National Democratic Congress » (NDC), Congrès démocratique national en français, créé par l’ancien président Jerry John Rawlings, mort récemment de Covid-19 en pleine campagne électorale.

C’est la troisième fois que les deux hommes vont s’affronter au cours d’un scrutin présidentiel au Ghana.

La première fois en décembre 2012, c’est John Mahama qui l’a remportée dès le premier tour, à la suite du décès du président Atta Mills avec 50,4 % des voix.

En 2016, Nana Ado Akouffo prendra la revanche en se faisant élire président de la République du Ghana également au premier tour avec 53,85 % des voix.

Un exploit qu’il compte rééditer pour continuer de gouverner le Ghana. Mais c’est mal connaitre l’engagement de l’ancien président John Mahama qui veut aussi relever le défi de revenir au pouvoir pour son second mandat.

L’enjeux est de taille, et les deux parties, malgré les restrictions liées à la Covid-19, craignent la violence pour ce pays, model de démocratie dans la sous-région ouest africaine où les transitions se sont toujours déroulées en douce.

Les deux principaux candidats, connaissant les enjeux électoraux dans la sous-région, ont signé le vendredi 04 décembre 2020, un « pacte de paix » pour le respect du verdict qui sortira des urnes.

Officiellement, depuis les premiers cas en mars, le Covid-19 a touché au Ghana plus de 50.000 personnes et fait plus de 300 morts. Pour encourager les 17 millions d’électeurs à aller aux urnes, des sms sont envoyés sur le téléphone de chacun.

Lassaad Ben Ahmed  /Alphonse LOGO